A la recherche du Nord

Par Océane.

Bonjour à tous, vous qui nous lisez de l’autre côté des montagnes de l’Oural!

Après trois avions, un train, un trajet en minibus Lada et un voyage en bateau de plusieurs heures, Joëlle, Yoann, Annelen (notre superviseure EPFL) et moi-même avons finalement atteint la station de recherche russo-allemande sur l’île Samoylov, dans le delta de la Lena.
De notre périple, nous gardons de très bons souvenirs: Moscou, sa place rouge et ses magnifiques stations métro, le trans-sibérien et son paysage de plaines, Novosibirsk et son industrie, Yakutsk et ses bâtiments aux allures étranges, perchés sur des poteaux. Un peu moins réjouissante la vue de la ville de Tiksi, grise comme le brouillard qui s’obstinait à l’envelopper lors de notre court séjour là-bas. Il s’agissait de notre dernière étape avant Samoylov. Une première rencontre avec une équipe de scientifiques nous a donné une bonne impression de la station. Et de ses résidents. Allemand, russe, anglais, français, nous échangeons dans de nombreuses langues et apprenons à connaître ces scientifiques passionnés des environnements arctiques. Ceci ne nous a donné que plus envie de finalement atteindre l’île! Après deux jours d’attente dûs aux intempéries, le bateau a pu partir et avec à la barre Fedor, le chef de la station de recherche, nous sommes arrivés à bon port. Nous avons même battu un record de vitesse de trajet!

A la vue de l’île, je suis surprise. Contrairement à l’idée de bâtiments précaires que je m’étais peu à peu tissée depuis le début du projet, la station apparaît comme tout à fait moderne et extrêmement bien équipée. Partout sur la plaine, des instruments de mesure installés par les scientifiques pour récolter des données diverses en lien avec la météorologie, la géologie, la biologie ou encore l’émission de gaz à effet de serre. Russes et allemands nous accueillent comme les leurs et nous sommes bien aidés dans la préparation de notre projet. Une attention particulière à Regina qui cuisine matin, midi et soir pour tous les résidents de l’île. Elle semble déborder d’énergie. Nous avons trois semaines pour prendre autant de données que possible dans le but d’étudier la variabilité spatiale de Samoylov: données météo, dioxyde de carbone, profondeur de permafrost, analyse de sols, la totale! Nos heures sont comptées et nous comptons bien en tirer le maximum. Annelen nous aide à nous organiser.

Dès le lendemain de notre arrivée, nous nous mettons à la tâche: deux stations météo ont été mises sur pied assez rapidement, à des endroits différents de l’île. De plus, une excellente nouvelle a éclairé notre journée: l’instrument de mesure de précipitations (un “disidromètre”) laissé dehors une année durant par l’équipe de l’année dernière a fonctionné sans problème! Nous sommes ravis. Mis à part notre difficulté à nous orienter sur l’île (nos boussoles ne semblent pas s’accorder entre elles), nous pouvons dire que nos premiers instants sur Samoylov sont fructueux. Demain, nous continuerons l’installation des autres instruments. Espérons que tout se passe sans encombre!

A bientôt pour de nouvelles aventures,
L’équipe Samoylov

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