Départ expédition

Jour 1 : Départ de l’expédition

Départ de l’aéroport de Genève à 12h30, destination Moscou à bord d’un avion aux couleurs d’Aeroflot. Lors de l’embarquement, nous réalisons que nous nous sommes engagés dans la file réservée aux passagers de la classe Business. Devant notre hésitation à changer de queue, notre chef d’expédition, Mr. H, nous glisse simplement : « pas grave, on la joue à la Russe ».
Son conseil s’avère payant et nous sommes parmi les premiers dans nos sièges. Dès le départ nous sommes prévenus : nous atterrissons presque simultanément avec l’avion en provenance de Pékin. Il nous faudra nous dépêcher si l’on veut passer la douane avant les passagers chinois (avec qui les contrôles sont souvent plus long).

A l’arrivée, dans les couloirs en direction des douanes, nous rencontrons un personnage pour le moins intéressant : alors que l’on nous a prévenu de la sévérité dont font parfois montre les douaniers russes, un haut-savoyard passablement éméché, fume une cigarette, apparement peu ému de l’interdiction de fumer. Il nous tiendra compagnie malgré nous dans la file d’attente, avant de se faufiler dans la queue réservée aux russes et de passer le contrôle sans encombre.

Nous réalisons alors que nous sommes également dans la mauvaise file d’attente, elle aussi réservée aux citoyens de la Fédération. Une fois encore, Mr. H nous conseille d’adopter un comportement russe, pour le citer librement. Cette fois-ci, il développe ce que cela sous-entend : « Il y a des lois et des règles afin que si l’on souhaite les appliquer et vous punir, cela soit possible. Mais sinon, il ne faut pas toujours tenir trop compte du règlement ». Voilà donc ce que signifie « se la jouer à la russe ».

Après 6h d’attente dans le terminal D de l’aéroport moscovite, nous embarquons pour une petite heure et demi de vol, direction Arkhangelsk. Nous pensions en profiter pour dormir, puisqu’il était déjà 00h15 passé au moment de l’embarquement. Mais plus nous approchons de notre destination, plus le ciel s’illumine. A tel point que lors de la manœuvre d’approche, un virage sur la gauche nous offre un soleil rouge qui irradie la carlingue. Moment surréaliste, qui ne dure que quelques secondes avant que nous ne plongions dans la mer de nuage.

Traversée d’Arkhangelsk, arrivée au port et découverte du bateau.

Une fois les bagages récupérés, nous embarquons dans un Fiat Sprinter défoncé. Il nous trimballe, entassés comme l’on peut avec les bagages, en direction du bateau. Statue de Lénine, bâtiments de l’ère soviétique, individus en training, une canette de bière à la main qui nous regardent passer, tous les clichés sont réunis.

Pour être vraiment honnête, l’arrivée au bateau n’est pas là plus encourageante. Le port a l’air vétuste et le revêtement au sol est criblé de nid-de-poule. Des poutres, des cordes et d’autres bouts de ferraille rouillés jonchent les environs. Bref, le port ne semble pas s’être remis de la chute de l’URSS (nous apprendrons plus tard que le véritable port est à quelques encablures et que nous appareillons d’un point que seul les expéditions utilisent).
Après une brève visite du bateau, nous prenons possession de nos quartiers et sans déballer les sacs, rendons immédiatement visite à Morphée.

Fin de la première journée.

Articles similaires

Commencez à saisir votre recherche ci-dessus et pressez Entrée pour rechercher. ESC pour annuler.