Jour 14 : La tempête dont on rêvait

Par Adrien.

[English version below]

Peu après avoir quitté Svalbard, nous traversons une tempête. La fameuse tempête que nous convoitions avec Anja s’annonce enfin ! On rêvait de voir le Molchanov braver les vagues, de voir sa proue plonger sous l’eau, de vivre cet instant d’aventure et de chaos, et on peut dire que notre vœu est exaucé. Lentement mais sûrement, le ciel se couvre et les vagues grossissent jusqu’à atteindre 4 mètres de hauteur. Le vent souffle à décorner les bœufs, si bien qu’un des câbles assurant le maintien du mat, sur lequel sont fixés les instruments de météo, lâche. Pour autant, et heureusement, le mat ne s’effondre pas.

 

 

La mer est déchaînée et contraste avec la sérénité des matelots. Ils naviguent avec le plus grand calme, tandis que nous nous extasions devant les murs d’eau qui viennent frapper le bateau. Chaque vague devient pour nous une véritable attraction dans le poste de commande. Par moments, des gerbes d’eau viennent jusqu’à frapper les vitres du poste de commande duquel nous observons ce spectacle et nous sommes tout excités.

A nouveau, le mal de mer qui nous avait quitté durant notre séjour à Svalbard nous assomme soudainement. Certains en sont épargnés mais ce n’est pas mon cas, car j’ai kitchen duty ce jour-là et la cuisine est un des pires endroits du bateau. Ainsi, l’épluchage de pommes de terre doit être interrompu à plusieurs reprises pour aller se soulager dans les toilettes… Avec ma coéquipière Umidakhon, nous ne pouvons pas parler tellement nous sommes mal en point. Nous épluchons nos pommes de terres comme des robots en attendant avec impatience d’éplucher la dernière. Au bout de deux heures, nous en avons épluché un sac entier, soit l’équivalent de trois seaux.

 

 

 

Shortly after leaving Svalbard, we find ourselves in a storm. That one storm that we wished for with Anja is finally here ! We had dreamed to see the Molchanov brave the waves, to see its bow dive underwater, to live this moment of adventure and chaos, and we can now say that our wish has been granted. Slowly but surely, clouds cover the sky and the waves grow to 4 meters in height. It feels like we are braving the elements, so much so that one of the cables ensuring the maintenance of the mast, on which are fixed the weather instruments, gets loose. However, and fortunately, the mast does not collapse.

The sea is raging and contrasts with the serenity of the sailors. They sail with the utmost calm, while we marvel in front of the walls of water that come hit the boat. Each wave becomes a real attraction for us in the command post. At times, water spouts come up to hit the windows of the control station from which we observe this spectacle and we all get excited.

The seasickness that had left us during our journey through Svalbard suddenly strikes us once again. Some of us are spared but this is not my case, as I am on kitchen duty that day and the kitchen is one of the worst places on the boat. Subsequently, the peeling of potatoes has to be interrupted several times for us to find some relief in the toilet … With my teammate Umidakhon, we cannot talk because we are in such bad shape. We peel our potatoes like robots, waiting impatiently to peel the last of them. After two hours, we have peeled an entire bag, the equivalent of three buckets.

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