Jour 22 : The boat that rocked

Par Lucie.

Le réveil sonne à 6h, nous permettant de prendre un petit-déjeuner avant de débarquer à proximité d’un village pomors (des colons qui se sont installés au Nord de la Russie). Nous nous réjouissons de « retourner à la civilisation », ou du moins de pouvoir faire quelques achats (certain.e.s parmi nous meurent d’envie de savourer à nouveau des chips). Une annonce par la radio du bateau nous prévient toutefois que nous ne débarquerons pas au village, mais sur une île en face. Petite déception parmi les troupes.
L’île s’avère être habitée uniquement par quelques météorologues et un chien. On y trouve des bâtiments à l’abandon, quelques barques, et un phare. Chacun.e part de son côté, ravi.e de pouvoir se promener. Les températures sont douces, maintenant que nous sommes en mer Blanche, ce qui change agréablement du vent froid auquel nous étions accoutumés.
Comme lors du précédent landing, nous sommes ravis de retrouver la végétation, et marchons avec délice dans l’herbe. Un petit groupe s’assied sur des rochers au bord de l’eau. Un phoque passe à la nage, à une dizaine de mètres de nous. Le retour en zodiac est mouvementé et Konstantine, le responsable de l’expédition, demande sournoisement à Anouk si elle vient de prendre une douche, au moment où elle monte sur le navire.

Le soir, nous organisons un concert. Des binômes se sont entraînés dans les laboratoires depuis plusieurs jours, afin d’être prêts pour l’événement. Autant dire que quelques heures avant le concert, l’unique ukulélé à bord est très sollicité.
La soirée commence par un duo, Alexander au ukulélé et Anatoly au chant, qui reprennent brillamment « A Little Less Conversation », ainsi qu’un chant russe. Les morceaux s’enchaînent. Gauvain a adapté les paroles de « Désolé pour hier soir » avec des anecdotes de l’expédition. Une dizaine de personnes parmi ceux qui ont suivi le cours de russe d’Eric Hoesli chante un poème mis en musique, « Babouchka » (« grand-mère » en russe). Tara reprend « Le lion est mort ce soir » avec Nina, Anna et Marc, et l’adapte en une version de son cru, « The manta sleeps tonight ». Nina et Tara agitent des poissons en papier, des algues sur leurs épaules, pendant que Marc et Anna entrent dans le bar avec le filet manta de 3 mètres de long (celui utilisé pour prélever des micro-plastiques lors de l’expédition). La salle est hilare. Pendant une heure, les performances s’enchaînent, a capella ou accompagnées au ukulélé.
Ensuite, un dernier transect commence à 22h. Ceux qui n’effectuent pas de mesures se retrouvent au bar pour jouer aux cartes ou sur le pont supérieur, afin de contempler le coucher de soleil et la lune qui se lève. La soirée se termine pour certains avec un Time’s Up interculturel, entre Russes et Suisses.

Un commentaire pour “Jour 22 : The boat that rocked

  1. Ça y est vous arrivez à la fin de cette super aventure! Merci pour ces récits ! Bonne chance à tous !

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