Jour 7 : Brouillard is coming

Par Lucie.

Le matin du 7e jour est difficile pour certain.e.s. Bon nombre d’entre nous ne viennent pas au petit-déjeuner, afin de gagner une heure de sommeil. Ensuite, des cours sont donnés toute la matinée : ressources en Arctique et aspects légaux, insectes arctiques, aspects environnementaux et transport maritime en Arctique.

Pendant la présentation sur les insectes arctiques, le brouillard survient, et la visibilité est soudain limitée à 20m. Mélissa, qui étudie justement ce phénomène, est aux anges, après une semaine de météo insolemment ensoleillée. Elle se précipite sur le pont afin de prendre des photos et des mesures.
Pendant la journée, nous longeons la Nouvelle-Zemble en continuant notre route direction Nord. En milieu de journée, nous passons au large d’un célèbre site d’essais nucléaires, qui fut utilisé de 1954 à 1990. C’est notamment là que l’armée soviétique fit exploser la plus grosse bombe atomique jamais utilisée, la Tsar Bomba, d’une puissance de 58 kilotonnes. Mais rassurez-vous, nous ne courons aucun danger : la radioactivité dans la région a depuis retrouvé son taux habituel.


La dernière présentation de la journée se termine par un long diaporama de photos. Nous admirons les paysages de Patagonie avec des yeux émerveillés, mais ensuite, la faim commence à se faire sentir, surtout lorsque nous constatons qu’il est 15h30, soit l’heure du goûter. Notre concentration faiblit donc un peu, et nous retenons des cris de joie lorsque le premier plateau de viennoiseries passe la porte de la salle où nous nous réunissons.
Après cette pause bien méritée, bon nombre d’entre nous restons dans la salle afin de jouer à des jeux de société. On nous apprend également que le lendemain, nous allons accoster en Nouvelle-Zemble, dans la baie de RusskayaGavan. Nous serons séparés en trois groupes, deux de recherche et un de « tourisme ».

Le soir, nous assistons à la présentation d’Ivan, qui travaille pour les parcs nationaux de l’Arctique russe. Il nous parle de l’histoire de ces parcs nationaux, et de leur utilité. Il termine sa présentation par des recommandations à suivre, au cas où nous croisons la route d’ours polaires. C’est paraît-il probable, car il y a en a beaucoup dans la région où nous allons accoster. Nous oscillons entre excitation à l’idée d’en voir à l’état sauvage, et la crainte de terminer en casse-croûte polaire. Nous plaisantons entre nous sur le sujet, pas totalement rassurés.

Articles similaires

Commencez à saisir votre recherche ci-dessus et pressez Entrée pour rechercher. ESC pour annuler.