Mardi 27 août

Par Estelle.
[English version below]

Enfin le retour du soleil ! Il faut profiter de la météo avant qu’elle ne devienne plus capricieuse et incertaine.
En ce dernier jour de terrain, les équipes scientifiques s’activent pour terminer leur programme.
Le groupe Environnement effectue ses derniers prélèvements, sur les arbres et les sols qui se situent à l’intérieur du camp. Mathieu et Vincent ont l’art de repérer les arbres les plus intéressants, ceux qui présentent les troncs les plus volumineux et les plus homogènes, afin qu’ils puissent nous livrer leur histoire.
De son côté, Xavier creuse deux nouvelles tranchées : l’une à l’entrée de l’allée centrale (quelle bonne idée, en plein milieu du chemin le plus emprunté !), et aux abords d’un dortoir, afin d’analyser si les baraquements reposent sur un terrassement particulier.
Pendant ce temps, avec l’aide de Vincent, Samuel a construit un abri de fortune, une petite tente improvisée aux abords du feu, afin de permettre aux carottages de la veille de sécher. L’après-midi, Samuel et Romain se lancent dans une dernière série de ponçage. Il y a urgence, il faut terminer les prélèvements avant le départ pour Nadym, demain matin. Mais au bout de quelques heures, la ponceuse rend définitivement l’âme.
Le calme revient dans le camp, pour peu de temps, car, en fin d’après-midi, le maire de Nadym, Leonid Dyachenko, nous fait l’honneur de sa visite ! Il vient les bras chargés de cadeaux, et de gâteaux pour le thé. Vite, on range la ponceuse, les ordinateurs, et la tente de travail se transforme en table pour le goûter.
L’entretien est agréable et détendu. Alors que nous sommes coupés du monde depuis deux semaines, il nous apprend que Macron et Poutine se sont vus peu avant le G7, et qu’ils ont évoqué une « Europe qui va jusqu’à Vladivostok ». Loin de la politique politicienne, Monsieur le Maire nous parle en tout franchise, dans la tradition de l’hospitalité du Grand Nord :
« L’année prochaine, je vous demande vraiment de revenir (…) On est tous ici très hospitaliers, car nous mêmes on a été reçus par le Nord et on sait l’importance d’être bien reçus, et on transmet ça à ceux qui viennent »`
Nous abordons, au milieu d’autres questions concernant le statut et l’avenir du peuple Nenets, la question du projet de Mémorial pour le site du camp de Chtchoutchii.
« Il faut faire quelque chose, car un peuple sans passé n’a pas d’avenir », dit-il, particulièrement ému…

Finally the return of the sun! You have to take advantage of the weather before it becomes more capricious and uncertain.
On this last day on the field, the scientific teams are quite busy.
The Environment group collects its last samples, on the trees and the soils, which are directly on the site of the camp. Mathieu and Vincent are skilled identifiers of the most interesting trees, those with the largest and most homogeneous trunks, for them to better tell their story.
For his part, Xavier digs two new trenches: one at the entrance to the central aisle (what a good idea, in the middle of the most used path!), and around a dormitory, to analyse if the barracks are based on a particular ground.
Meanwhile, with the help of Vincent, Samuel builds a makeshift shelter, a small improvised tent near the fire, to allow the samples of the previous day to dry. In the afternoon, Samuel and Romain embark on a final series of sanding. It is urgent; we must finish the sampling before our departure for Nadym, tomorrow morning. But after a few hours, the sander gives up on the team.

Calm returns to the camp, for a short time, because in the late afternoon, the Mayor of Nadym, Leonid Dyachenko, does us the honor of his visit! He comes, his arms loaded with gifts, and cakes for tea. Quickly, we store the sander, the computers, and the tent of work turns into a table to taste it.
The interview is nice and relaxed. While we have been cut off from the world for two weeks, he tells us that Macron and Putin met before the G7, and that they talked about « Europe going as far as Vladivostok ». Far from political politics, the Mayor speaks frankly, in the tradition of hospitality of the Great North:
“Next year, I really want you to come back (…) Here, we are all very hospitable, because we ourselves have been received by the North and we know the importance of being well received, so we pass it on to those who are coming
In the context of other issues concerning the status and future of the Nenets people, we discuss the question of the Memorial project for Shtshuchii’s camp site.
“We have to do something, because a people without a memory of its past has no future,” he says…

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