Samedi 24 août

Par Estelle.
[English version below]

Ce matin, réveil sous une douche collective ! Une pluie torrentielle qui va, hélas, durer une bonne partie du week-end. Nous nous rassemblons sous la tente bleue, qui sert à la fois de cantine, de « desk », et de table de jeu en soirée. Chacun trouve une petite place et se concentre sur une tâche. Eric prend des notes dans son petit carnet de voyage ; Céline et Lou passent en revue les photos des jours passés ; Dasha et Marina complètent leurs croquis ; Mathieu et Vincent finissent de coller leurs prélèvements d’arbres. Seuls Xavier et Samuel ont repris du service dans la tente « labo ».
Autour de la grande table, l’ambiance est studieuse. Le travail a ses vertus : il aide à faire passer le temps, la fatigue qui commence à se faire ressentir. Chacun, pudiquement, lutte intérieurement, pour ne pas se laisser envahir par une certaine mélancolie. Nous faisons face, ensemble, dans la bonne humeur et la solidarité, à grands renforts de thé et de café. Soudain, le générateur électrique a une défaillance : la lumière s’éteint, la tente bleue n’est plus illuminée que par les écrans des ordinateurs et des iPads.

 

Un instant, on se croirait plongés dans la nuit polaire. Temps suspendu, dans l’attente et l’espoir que la météo s’améliore.

L’équipe Com part pour Nadym. En ville, les rues et les trottoirs sont submergés par des trombes d’eau. Une entrée d’immeuble est innondée. Sous le porche, l’eau avance comme par vagues. Le passage de notre voiture provoque de grandes gerbes d’eau brûnatre.
Le soir, la corvée d’eau est particulièrement difficile. L’entrée du camp s’est transformée en marécage. Il faut partir à la banya, notre «sauna » russe, remplir un énorme bidon en plastique. 50 litres, 50 kilos à porter à bout de bras. Sans glisser dans la boue. Jonathan et Kolia sont trempés jusqu’aux os. Vincent, Samuel et Mathieu se lancent, sous la pluie, dans un nouveau défi : fixer une bâche afin de protéger le toit de la seconde tente de travail, qui prend l’eau. Pendant que les garçons s’activent, les filles tentent de se réchauffer tant bien que mal dans la banya, mais hélas, la sensation de chaleur humide ne dure pas. Pour tous, le week-end s’annonce comme un stage de survie !

 

14.08.19

 

 

24.08.19

 

This morning, we wake up for a collective shower! A torrential rain that will, unfortunately, last a good part of the weekend. We gather under the blue tent, which serves as both a canteen, a “desk”, and a table game in the evening. Everyone finds a small place and focuses on their tasks. Eric takes notes in his little travel diary; Céline and Lou review photos from past days; Dasha and Marina complete their sketches; Mathieu and Vincent finish sticking their samples of trees. Only Xavier and Samuel have returned to the “lab” tent.
Around the big table, the atmosphere is studious. Working has its virtues: it helps to pass the time, even though the fatigue begins to be felt. Each and everyone modestly struggles internally, so as not to be overwhelmed by a certain melancholy. We face it all, together, in good humour and solidarity, with the much needed help of tea and coffee. Suddenly, the electric generator has a failure: the light goes out, the blue tent is illuminated only by the screens of computers and iPads. For a moment, it’s like diving into the polar night. Time is suspended, we are waiting and hoping that the weather improves.

Half of the Communication team leaves for Nadym. In the city, the streets and sidewalks are submerged by torrents of water. A building entrance is flooded. Under the porch, the water moves in waves. The passage of our car creates large sprays of brown water.
In the evening, the chore of bringing water to the camp is particularly difficult. The entrance to the camp turned into a swamp. We must go to the banya, our Russian “sauna”, to fill a huge plastic can. 50 liters, 50 kilos to wear at arm’s length. Without slipping in the mud. Jonathan and Kolia are soaked to the bone. Vincent, Samuel and Mathieu launch, in the rain, into a new challenge: set a tarp to protect the roof of the second work tent, that the water is now flooding. While the boys get busy, the girls try to somehow warm up in the banya, but alas, the warm feeling does not last. For all, the weekend turned into a survival camp!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Articles similaires

Commencez à saisir votre recherche ci-dessus et pressez Entrée pour rechercher. ESC pour annuler.