La seconde semaine (24.07-30.07)

Le lundi 25 juillet, Mathieu, Vincent et Christophe accompagnent le groupe d’allemands pour reprendre des échantillons d’eau: Lors de la première expédition, un fort vent les a empêchés d’aller au milieu du lac en bateau. Pendant ce temps, Léa, Laura et Maxime participent à une autre collaboration avec les russes pour des mesures de terrain. Durant la soirée, et ceci durera toute la semaine, Dimitri Bolshiyanov, un des scientifiques respectés de la base, nous donne des cours sur la géomorphologie du delta de la Léna. Ce soir-là, le soleil s’approchant dangereusement de l’horizon nous offre de belles lumières pour faire quelques photos des environs. Nous aurons encore des soleils de minuit jusqu’au 7 août !

Le mercredi, nous installons la chambre à dioxyde de carbone et méthane. Notre chambre n’étant toujours pas bien hermétique, l’étudiant allemand Lutz nous propose gentillement d’utiliser une autre chambre, équipée en plus d’un petit ventilateur pour assurer un mélange homogène du gaz à l’intérieur. Après avoir réparé cette même caisse que nous avons abîmée en essayant de l’installer (sic), nous la plantons fièrement dans un centre de polygone, qu’on pourrait comparer, pour un non connaisseur de l’arctique,  à un marécage. Aujourd’hui, c’est aussi l’anniversaire de la cuisinière Regina, qui nous cuisine un incroyable gâteau au chocolat fourré au « Varoynka », la fameuse crème caramel russe faite à partir de lait condensé sucré et qui crée quelques addicts parmi nous. Pour l’occasion, Molo la décharge de son travail et nous cuisine un énorme poisson blanc.

A table!

Le morceau de renne de Molo

Durant cette semaine, la majorité des instruments a été installé. Un travail de recherche, d’extraction et d’analyse des données doit alors avoir lieu, et de nombreuses heures doivent alors être passées devant l’ordinateur, sur internet, à lire des papiers scientifiques ou à écrire du code sur le fameux programme Matlab. Rien de très palpitant à raconter de ce côté-là…

Le vendredi soir, nous avons un dernier cours du professeur Dimitri Bolshiyanov, un cours qui nous a un peu étonné. Il a présenté quelques graphiques, un peu douteux d’un point de vue esthétique tout de même, montrant un léger refroidissement de l’Arctique, et a fait quelques conclusions sur le fait que le CO2 n’aurait pas d’impact sur le réchauffement climatique. Nous n’avons pas posé trop de questions à ce sujet, sentant que la discussion ne nous mènerait à rien. En parlant un peu plus tard avec Alina, une étudiante en Master de Novossibirsk, nous apprenons que le facteur anthropogénique du changement climatique est relativement souvent nié par les scientifiques russes, et que c’était en fait la première fois, avec nous, qu’elle se posait la question sur le sujet.  Une autre scientifique nommée Svieta nous informe quand même que l’opinion de ce professeur n’est pas partagée de tout le monde et lui vaut certaines mauvaises critiques.

Les réunions dans la chambre

Vue depuis la station

La bonne équipe

La salle de travail, et Vladimir Poutine

Le samedi soir, nous fêtons lors de l’après-bania le départ des russes et des allemands qui auront la chance de monter à bord du bateau Puteiskii le lendemain matin pour leur retour jusqu’à Tiksi. Tout le monde se retrouve alors sur la plage pour une dernière photo de groupe et pour les adieux sous le rythme des Champs-Elysées. Lorsque le bateau s’éloigne, nous réalisons que nous nous retrouvons presque seuls sur l’île, les différents responsables de la station nous laissant ainsi à notre propre sort.

Un après-bania dans la vieille station

Exceptionnellement, nous nous retrouvons aux fourneaux pour toute la journée du dimanche afin de remplacer Molo qui a déjà cuisiné le mercredi pour l’anniversaire de Regina. Nous décidons donc de faire valoir nos talents de cuisiniers. Notre plan d’attaque était parfait, pancakes pour tout le monde au petit déjeuner, mais malgré toute notre bonne volonté, la levure russe a eu raison de notre pâte qui s’est mise à prendre des proportions énormes dans le réfrigérateur. 60 essais plus tard pour nourrir les futurs voyageurs, la pâte à pancakes a finalement été reconvertie en pâte à pain briochée. Après nous avoir entraînés aux rythmes de sa guitare, c’est au rythme des rappes à pommes de terre russes que Vincent nous a dévoilé son deuxième talent caché, la confection de Röstis maison. Malheureusement, tous nos potentiels dégustateurs ayant pris le vent, nos talents resteront inconnus des petites papilles russes. Pour terminer la fête en beauté, nous prenons possession de la salle de travail pour la transformer en cinéma d’un soir, avec au programme le célèbre film de Tarantino, Pulp Fiction. End of week 2

Après la cuisine, la putz !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *