Jour 13 : T’iras ou t’iras pas à Tikhaya Bukhta ?

La journée de mercredi commence par un réveil en fanfare. Je suis tiré de mon lit en apprenant que nous allons commencer à débarquer sur Tikhaya Bukhta dans quelques minutes. Si cette nouvelle me réjouit énormément, celle qui suit est un véritable drame. Alors que le sommeil m’a fait rater le petit-déjeuner , on m’apprend qu’il n’y aura pas de repas avant celui de ce soir !

Le lecteur assidu réalisera que le 14 juillet déjà, nous avions débarqué à Tikhaya Bukhta. Le lecteur attentif quant à lui se rappellera que seuls les premiers groupes avaient pu débarquer en raison du mauvais temps. Ta grande sagacité t’aura permis de comprendre, ami lecteur, que c’est un autre narrateur qui te parle aujourd’hui.

Découverte de la station

Direction donc la station météorologique soviétique et son fameux bureau postal. La mer est calme et le débarquement se fait en douceur. Frustré de n’avoir pu envoyer ma carte lors du premier passage, je me rends directement à la poste. Je réalise que l’Homme n’aura de cesse de me surprendre en découvrant les souvenirs que nous pouvons acheter dans cette toute petite cahutte située au delà du 80ème parallèle. Narval en peluche, pins de morse et posters se déclinent sous plusieurs formes. Les prix sont indiqués en euros et en dollars, preuve de la volonté du parc national de transformer rapidement la zone en région d’écotourisme. Je résiste à acheter les souvenirs proposés et m’en tire pour quelques centaines de roubles en frais de timbres.

Je t’épargne ici une nouvelle description de la station et des vestiges de l’Union soviétique qui jonchent le sol. Tu peux, si tes souvenirs sont brumeux, te rendre à la journée du 14 juillet.

Une météo capricieuse

Le temps n’a pas cessé de s’aggraver depuis que nous sommes sur l’ile. Le vent s’est levé, nous obligeant à rapidement poser le drone que nous espérions pouvoir faire voler plus longtemps. Mais pire que le drone, c’est le canot qui ne pourra lui non plus remplir sa mission : venir nous récupérer. Au loin, nous voyons le Molchanov s’éloigner pour devenir un petit point à peine visible entre les icebergs.

Pendant trois heures, nous alternons entre nous réfugier à la poste et nous réapprovisionner au grand samovar mis à notre disposition près du débarcadère. Abrités derrière une cabane, nous attendions avec impatience un signe du zodiac, qui vint finalement nous chercher en fin d’après-midi.
Peut-être est-ce cette longue attente dans le froid glacial qui influença notre choix du film ce soir là : Pirates des Caraïbes.

Fin de la treizième journée. Journée suivante. 

 

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