Le voyage pour arriver à Samoylov

Tout commence un beau matin ensoleillé à Genève, le vendredi 14 juillet 2017, lorsque nous prenons notre premier avion jusqu’à Moscou. Nous découvrons dans cette capitale, plus grande en termes de population que Londres, Berlin ou Paris, la célèbre place rouge, le Kremlin et l’étonnante cathédrale orthodoxe Saint-Basile.

Place rouge, Moscou

Le prochain vol nous emmène jusqu’à Iakutsk, située à pas moins de 6h d’avion de Moscou, autant qu’un vol transatlantique. Située au milieu de la Sibérie le long de la Léna, Iakutsk jouit d’un climat agréable l’été, mais a la renommée d’être la ville la plus froide du monde en hiver, avec une moyenne pas plus haute que -34°C. Notre escale est de courte durée et nous reprenons un avion de la compagnie locale Yakutia Airlines pour cette fois monter vers le froid, au nord. L’atterrissage à Tiksi nous fait prendre conscience que nous arrivons vraiment dans un lieu reculé de tout : Le déchargement des bagages se fait à la main au travers d'une fenêtre, et l’aéroport ferme tout simplement ses portes lorsque notre groupe quitte les lieux! A la sortie, pas de métro, pas de bus mais un camion chaussé de roues hautes comme un demi-homme, pour affronter les routes en terre et traverser les rivières.

L'équipe devant le taxi

On nous emmène donc au bord de l’océan, pour y découvrir les embarcations qui doivent nous emmener à la station de Samoylov. Les eaux étant trop agitées, on nous informe qu’une nuit à l’hôtel de Tiksi est nécessaire. Cette localité est d’un autre monde. Elle eut son aura durant l’ère soviétique, mais ressemble maintenant plus à Tchernobyl, avec ses larges rues presque désertes, ses immeubles tous pareils, délabrés, les fenêtres cloisonnées. Des pipelines, probablement d’eau chaude, traversent la ville. Des carcasses de voitures sont jonchées aux côtés de panneaux publicitaires de l’URSS. Nous prenons un repas, et faisons une petite ballade. Il est près de minuit, heure locale, et le soleil ne daigne pas se coucher. Il fait tout bonnement grand jour, c’est notre premier soleil de minuit.

Après tout ce trajet, nous allons finalement nous coucher.  Malheureusement, littéralement moins de 10 minutes plus tard, les personnes responsables pour notre transfer jusqu'à la station de Samoylov nous réveillent : la mer et le fleuve sont calmes, il faut profiter de l’opportunité et partir immédiatement pour la station. Ce seront encore plus de 5h sur nos frêles esquives avant de finalement arriver à notre destination finale, la tant convoitée île de Samoylov. Nous sommes le mardi 18 juillet, il est 6h du matin, il ne fait toujours pas nuit, il y a 7h de décalage horaire avec la Suisse, nous avons perdu nos repères et nous allons dormir.

 

Tiksi et le trajet en bâteau

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